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L’impact du plastique sur les poissons que nous consommons

Écrit par

Hugo Capelle

Publié le

BlogNon classifié(e)
Le plastique dans les océans

Chaque année, entre 8 et 12 millions de tonnes de plastique finissent leur course dans les océans. Si les images de tortues prises dans des filets ou de plages recouvertes de déchets marquent les esprits, une pollution plus insidieuse se joue sous la surface. Aujourd’hui, la pollution plastique des océans n’est plus seulement une problématique environnementale lointaine ; elle s’invite directement dans notre chaîne alimentaire.

Le lien entre la dégradation des écosystèmes marins et le contenu de nos assiettes est devenu un sujet d’étude majeur pour la communauté scientifique. Comprendre la relation entre le plastique, les poissons et notre consommation est essentiel pour adopter des habitudes alimentaires et de vie plus éclairées. Cet article se propose de décrypter, de manière factuelle, comment le plastique voyage de nos poubelles jusqu’aux organismes marins, et ce que cela implique réellement pour notre santé.


Comprendre le problème

Comment le plastique se retrouve dans les océans

La grande majorité du plastique présent en mer (environ 80 %) provient de la terre ferme. Il ne s’agit pas seulement de déchets jetés directement sur les plages, mais d’un système de fuite global. Les eaux de pluie et les vents transportent les débris mal gérés vers les rivières, qui agissent comme de véritables autoroutes vers l’océan.

Les sources sont multiples :

  • Le plastique à usage unique (emballages, bouteilles, pailles) qui se fragmente avec le temps.
  • Les microplastiques primaires, comme les microbilles des cosmétiques ou les fibres synthétiques de nos vêtements relarguées lors des lavages en machine.
  • Les activités maritimes, notamment les filets de pêche abandonnés (engins fantômes).

Microplastiques : de quoi parle-t-on exactement ?

Lorsque nous parlons de plastique et de poissons, nous faisons rarement référence à des sacs entiers ingérés, mais plutôt aux microplastiques. Ce sont des fragments de polymères dont la taille est inférieure à 5 millimètres.

On distingue deux catégories :

  1. Les microplastiques primaires : produits directement à cette taille (industries, cosmétiques).
  2. Les microplastiques secondaires : issus de la dégradation de plus gros objets (macroplastiques) sous l’effet des rayons UV, de l’érosion mécanique des vagues et du sel.

Leur petite taille les rend invisibles à l’œil nu, mais leur capacité de persistance est immense. Ils agissent comme des “éponges à polluants” dans l’eau, concentrant les substances toxiques environnantes.


Plastique et poissons

Comment les poissons ingèrent le plastique

Les organismes marins ne sont pas équipés pour distinguer une particule de plastique d’une source de nourriture. L’ingestion se produit principalement de trois manières :

  • La confusion visuelle : Pour de nombreux poissons, un fragment de plastique coloré ressemble à du plancton ou à un petit crustacé.
  • La filtration : Les espèces filtreuses (comme les moules, les huîtres ou certains poissons) absorbent l’eau pour se nourrir et retiennent mécaniquement les microparticules.
  • Le transfert trophique : Un gros poisson ingère du plastique en mangeant de plus petits poissons qui en avaient déjà consommé.
Illustration poissons et plastique

Quels poissons sont les plus concernés ?

Les études montrent que la présence de microplastiques chez les poissons est généralisée, mais certaines espèces présentent des concentrations plus élevées. Les poissons de surface et les poissons côtiers sont souvent les plus exposés aux débris flottants.

Cependant, les espèces de consommation courante comme les sardines, les anchois, le thon ou le cabillaud ne sont pas épargnées. Chez les poissons, le plastique se loge principalement dans le système digestif. Or, comme nous consommons rarement les viscères des gros poissons, l’exposition directe est limitée. Le problème est différent pour les fruits de mer (moules, huîtres) et les petits poissons mangés entiers, où l’ingestion de plastique par l’humain est plus directe.

Le plastique dans la chaîne alimentaire

Le concept clé ici est celui de la bioaccumulation. Contrairement aux matières organiques, le plastique ne se digère pas. Les additifs chimiques qu’il contient peuvent passer des intestins vers les tissus musculaires (la chair que nous mangeons).

On observe également un phénomène de biomagnification : plus on monte dans la chaîne alimentaire, plus la concentration de certains polluants chimiques associés au plastique augmente. Les super-prédateurs se retrouvent ainsi avec une charge toxique cumulée plus importante que les organismes à la base de la pyramide.

Biomagnification shéma

Impact sur la santé humaine

Que savons-nous réellement des risques pour la santé ?

L’impact du plastique sur la santé humaine est un champ de recherche en pleine explosion. À l’heure actuelle, il est prouvé que nous ingérons des microplastiques via le poisson, mais aussi via l’eau, le sel et même l’air.

Ce qui est encore à l’étude, c’est la toxicité chronique de ces particules. Les scientifiques craignent des effets inflammatoires, des perturbations du métabolisme ou des altérations du microbiome intestinal. La difficulté réside dans le fait que nous sommes exposés à un “cocktail” de substances, ce qui rend l’isolement d’une cause unique complexe.

Plastique, additifs et polluants chimiques

Le danger ne vient pas seulement du polymère lui-même, mais des “invités indésirables” qu’il transporte :

  • Les additifs : Bisphénols et phtalates sont intégrés lors de la fabrication pour donner de la souplesse ou de la couleur. Ce sont des perturbateurs endocriniens connus.
  • Les polluants adsorbés : En mer, le plastique attire des polluants persistants comme les PCB ou les métaux lourds. En mangeant du poisson contaminé, nous ingérons potentiellement ces substances concentrées.
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Faut-il arrêter de manger du poisson ?

La réponse doit être nuancée. Le poisson reste une source exceptionnelle de protéines de haute qualité, d’iode et surtout d’acides gras Oméga-3, essentiels à la santé cardiovasculaire et cérébrale.

L’idée n’est pas de supprimer le poisson, mais de diversifier ses sources et de privilégier des espèces souvent plus basses dans la chaîne alimentaire (comme le maquereau ou la sardine), qui accumulent moins de polluants sur de courtes durées de vie. La pollution marine et l’alimentation nous obligent simplement à devenir des consommateurs plus sélectifs et conscients.


Que peut-on faire à son échelle ?

Réduire la pollution plastique à la source

Le geste le plus efficace pour protéger les océans et la qualité de notre alimentation est de réduire notre dépendance au plastique. Chaque objet en plastique évité est une particule de moins susceptible de finir dans le système digestif d’un poisson.

  • Privilégier les achats en vrac.
  • Utiliser des sacs réutilisables en fibres naturelles.
  • Éviter les cosmétiques contenant des microbilles plastiques (souvent listées comme Polyethylene).

Choisir des alternatives durables au quotidien

Le remplacement des objets à usage unique par des alternatives réutilisables a un impact indirect mais puissant sur la santé des océans. En utilisant une gourde en inox plutôt que des bouteilles jetables, ou des contenants en verre au lieu du film étirable, on tarit la source de pollution à la racine.

Le rôle des entreprises et des marques engagées

La responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules des consommateurs. Les entreprises doivent repenser l’éco-conception de leurs produits. Chez Balzeo, nous pensons que la transition vers un mode de vie sans plastique doit être facilitée par des objets durables, sains et esthétiques. Proposer des solutions concrètes pour se passer du jetable, c’est contribuer directement à la préservation de la biodiversité marine et, par extension, à la sécurité de notre propre chaîne alimentaire.


Conclusion

La présence de plastique chez les poissons que nous consommons est le miroir de nos modes de consommation terrestres. C’est une réalité biologique complexe qui nous rappelle l’interconnexion entre la santé de l’environnement et la nôtre.

S’informer sans céder à la panique est le premier pas. En choisissant mieux nos produits de la mer et en réduisant activement notre empreinte plastique, nous agissons sur les deux leviers essentiels de cette problématique. La protection des océans commence dans notre cuisine, et chaque alternative durable est un pas vers une alimentation plus sûre pour les générations futures.


🔹 FAQ : Pollution plastique et poissons

Est-ce que tous les poissons contiennent du plastique ?

La majorité des espèces étudiées présentent des traces de microplastiques. Cependant, la concentration varie énormément selon la zone géographique et le mode d’alimentation du poisson.

Est-ce que le plastique reste dans la chair du poisson ?

La majeure partie des microplastiques reste dans le système digestif, qui est retiré avant la consommation. Le risque principal pour l’humain vient des additifs chimiques qui peuvent migrer dans les tissus musculaires (la chair).

Cuire le poisson élimine-t-il le plastique ?

Non. La chaleur de la cuisson n’élimine pas les microparticules de plastique ni les polluants chimiques associés. La prévention reste la seule solution efficace.

Les poissons d’élevage sont-ils plus sûrs ?

Pas forcément. Les poissons d’élevage peuvent être exposés au plastique via les farines alimentaires (souvent faites à base de petits poissons sauvages) ou via les installations des fermes aquacoles.

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