Voyager sans plastique est devenu l’un des réflexes les plus concrets du vacancier éco-responsable. Bouteilles d’eau jetées après quelques gorgées, mini-flacons de cosmétiques, sacs et couverts à usage unique : les vacances sont paradoxalement l’un des moments où l’on produit le plus de déchets plastiques. Bonne nouvelle, réduire cette empreinte ne demande ni budget ni sacrifice, juste un peu d’organisation avant de partir.
Ce guide rassemble 8 astuces simples pour voyager sans plastique cet été 2026, de la préparation du sac aux bons réflexes une fois sur place, en passant par les règles à connaître pour emporter sa gourde en avion.
Sommaire
- Pourquoi voyager sans plastique en 2026 ?
- Avant le départ : préparer un voyage sans plastique
- Pendant le trajet : avion, train, voiture
- Sur place : les bons réflexes en vacances
- Eau potable selon la destination : ce qu’il faut savoir
- FAQ : vos questions fréquentes
1. Pourquoi voyager sans plastique en 2026 ?
Le tourisme est une formidable source de pollution plastique. En période estivale, la fréquentation des zones côtières fait grimper la production de déchets, souvent au moment où les infrastructures de tri sont les plus saturées. À l’échelle mondiale, environ 15 tonnes de plastique rejoignent l’océan chaque minute, selon le ministère chargé de la Mer. Et le recyclage ne suffit pas à compenser : à peine 9 % du plastique est recyclé dans le monde, rappelle l’OCDE.
À l’enjeu environnemental s’ajoute un enjeu de santé. L’Organisation mondiale de la santé appelle à approfondir la recherche sur les microplastiques présents dans l’eau, plus nombreux dans l’eau embouteillée. Voyager sans plastique, c’est donc agir sur deux fronts à la fois : la planète et sa propre exposition.
2. Avant le départ : préparer un voyage sans plastique
Un voyage sans plastique se joue à 80 % dans la préparation du sac. Trois indispensables suffisent à couvrir la majorité des situations.
Astuce 1 : la gourde réutilisable, l’indispensable numéro un
C’est l’objet qui remplace le plus grand nombre de bouteilles jetables sur un séjour. Une gourde en inox réutilisable ne relargue pas de microplastique et supporte aussi bien l’eau fraîche que les boissons chaudes. Un modèle isotherme garde l’eau fraîche plusieurs heures, un vrai atout sous la chaleur estivale, comme le détaille notre article sur la durée d’isothermie d’une gourde.
Astuce 2 : passez aux cosmétiques solides
Shampooing, savon, après-shampooing et dentifrice existent en version solide. Avantage double : zéro flacon plastique, et surtout aucune contrainte au contrôle de sécurité. Les produits solides ne sont pas considérés comme des liquides et échappent donc à la règle des 100 ml, contrairement aux gels et crèmes soumis à la réglementation européenne détaillée sur Your Europe.
Astuce 3 : glissez un kit réutilisable dans votre sac
Un sac en tissu pliable, des couverts réutilisables et une boîte hermétique couvrent les pique-niques, les courses et les restes à emporter. Ces objets remplacent l’essentiel du plastique jetable que l’on accumule sans y penser en vacances. Pour construire votre trousse pas à pas, inspirez-vous de notre article zéro déchet.

3. Pendant le trajet : avion, train, voiture
Le trajet est un nid à plastique jetable : bouteilles, gobelets, emballages de snacks. Deux réflexes changent tout.
Astuce 4 : emportez votre gourde en avion (vide) et remplissez-la après le contrôle
C’est la question qui revient le plus : peut-on prendre sa gourde en avion ? Oui, à condition qu’elle soit totalement vide au passage du contrôle de sécurité. Une gourde vide, quel que soit son matériau ou sa capacité, n’est soumise à aucune restriction. En France, la règle des 100 ml pour les liquides reste en vigueur en 2026 selon la Direction générale de l’aviation civile, même dans les aéroports équipés de nouveaux scanners comme Paris-Charles-de-Gaulle et Orly. L’astuce du voyageur averti : rincer et sécher sa gourde avant de partir, la présenter vide, puis la remplir gratuitement aux fontaines à eau disponibles en zone d’embarquement.
Astuce 5 : refusez le plastique à bord
Dans l’avion comme dans le train, on peut demander à faire remplir sa gourde plutôt que d’accepter un gobelet jetable. À la clé, des économies et beaucoup moins de déchets : l’eau du robinet coûte en moyenne 100 à 300 fois moins cher que l’eau en bouteille, selon l’ADEME. Sur un aller-retour, l’écart devient vite significatif.

4. Sur place : les bons réflexes en vacances
Arrivé à destination, quelques habitudes suffisent à limiter drastiquement les déchets. Rappel utile : chaque année en France, environ 100 000 tonnes de plastique finissent dans la nature, selon le ministère de la Transition écologique, et une part importante provient d’usages nomades.
Astuce 6 : buvez l’eau du robinet quand elle est potable
Dans la plupart des pays européens, l’eau du robinet est parfaitement potable et l’un des aliments les plus contrôlés. Remplir sa gourde plutôt qu’acheter des packs d’eau évite des dizaines de bouteilles sur un séjour. Notre guide de la gourde isotherme explique comment garder cette eau fraîche même par forte chaleur.
Astuce 7 : privilégiez marchés et vrac
Marchés locaux, épiceries en vrac et boulangeries permettent d’acheter sans suremballage, avec son propre sac ou sa boîte. Bonus : c’est souvent plus frais, plus local et plus économique que les produits emballés des supérettes touristiques.
Astuce 8 : adoptez la plage zéro plastique
Gourde plutôt que bouteilles, contenants réutilisables pour le pique-nique, et le réflexe de repartir avec ses déchets, voire ceux trouvés sur le sable. Côté souvenirs, un objet local durable a plus de sens qu’un gadget en plastique qui finira vite oublié. L’Union européenne a d’ailleurs interdit une série de plastiques jetables via la directive de 2019 sur les plastiques à usage unique.

5. Eau potable selon la destination : ce qu’il faut savoir
Toutes les destinations ne se valent pas côté eau. Dans certains pays, l’eau du robinet n’est pas recommandée à la consommation. Avant de partir, il est utile de consulter les conseils aux voyageurs de France Diplomatie, qui précisent les précautions sanitaires par pays.
Là où l’eau est douteuse, deux options évitent d’acheter des packs de bouteilles : une gourde filtrante ou des pastilles de purification. Ces solutions permettent de continuer à voyager sans plastique tout en s’hydratant en sécurité. Pour rappel, réduire le plastique reste un enjeu de fond : le Programme des Nations unies pour l’environnement souligne que la production mondiale a doublé au cours du premier quart du XXIe siècle.
FAQ : vos questions fréquentes
Peut-on emporter une gourde en avion ?
Oui, à condition qu’elle soit totalement vide au contrôle de sécurité. Une gourde vide, quel que soit son matériau ou sa capacité, est autorisée en cabine. Il suffit de la remplir aux fontaines à eau après les contrôles, en zone d’embarquement.
La règle des 100 ml s’applique-t-elle encore en 2026 ?
En France, oui. Malgré l’installation de nouveaux scanners, la limite de 100 ml par contenant pour les liquides en cabine reste en vigueur en 2026. Certains aéroports au Royaume-Uni et ailleurs en Europe l’ont assouplie, mais la règle varie d’un aéroport à l’autre : vérifiez toujours au départ comme au retour.
Comment voyager sans plastique quand l’eau du robinet n’est pas potable ?
Optez pour une gourde filtrante ou des pastilles de purification, qui évitent d’acheter des bouteilles. Consultez les conseils aux voyageurs de votre pays de destination pour connaître les précautions sanitaires locales.
Les cosmétiques solides passent-ils la sécurité en avion ?
Oui. Shampooing, savon ou dentifrice solides ne sont pas considérés comme des liquides et échappent à la règle des 100 ml. Ils sont autorisés sans restriction de volume en cabine, en plus d’éviter les flacons plastiques.
Quel budget prévoir pour voyager sans plastique ?
Très faible, et vite rentabilisé. Une gourde et quelques cosmétiques solides représentent un petit investissement de départ, largement compensé par les bouteilles d’eau et produits jetables que l’on n’achète plus. L’eau du robinet coûte 100 à 300 fois moins cher que l’eau en bouteille.
Voyager sans plastique, est-ce vraiment utile à l’échelle individuelle ?
Oui. Chaque geste réduit la demande en plastique jetable, qui influence à terme la production. Multiplié par des millions de voyageurs, l’effet est loin d’être négligeable, surtout dans les zones touristiques fragiles.


